
NISSAN JUKE - INCONSÉQUENTE DE MANIÈRE CONSÉQUENTE
Avec la Juke, Nissan élargit sa gamme de modèle crossover originaux tout en confortant sa réputation de pionnier dans le développement de concepts automobile innovants, Après le QASHQAI, le QASHQAI+2 et le Murano, la Juke est le quatrième membre de la famille des crossovers Nissan. Mesurant 4,14 mètres de long, ce nouveau modèle s'inscrit comme un petit frère dans les traces du QASHQAI. Toutefois sa carrosserie audacieuse et individualiste lui confère une personnalité parfaitement distincte.
Quand le cœur balance
Avec cette « Juke Box » sur quatre roues, Nissan fait souffler un vent de renouveau dans un segment B du marché automobile européen essentiellement caractérisé par des berlines bicorps. La Juke conjugue au plus que parfait la robustesse d'un SUV avec la ligne dynamique d'un coupé sport. Un mélange judicieux qui vient enrichir cette catégorie d'automobiles par un apport de virilité et de dynamisme. Sous une robe originale, individuelle, se marient des éléments qui, à priori, pourraient paraître antagonistes, mais qui font justement tout l'attrait de ce nouveau modèle.
Car la Juke fait appel aux meilleurs gênes d'un SUV et d'une voiture de sport pour les marier dans en parfaite harmonie. Elle est donc à la fois spacieuse et compacte, robuste et dynamique, pratique et ludique.
Le projet de base de la Juke a été conçu par le Nissan Design Center Europe (NDE) situé au cœur de Londres ; ensuite, la finition a été effectuée par le centre de design Nissan (NDC) au Japon. Le développement technique a également été entrepris par la maison mère au Japon mais en tenant largement compte des informations fournies par les centres européens Nissan chargés du développement technique.
En ce qui concerne le style, la Juke est une évolution du véhicule conceptuel Qazana qui avait été présenté au Salon de l'Automobile de Genève 2009. Son langage formel allie des éléments antagonistes. La partie inférieure comprend des jantes surdimensionnées, une garde au sol rehaussée ainsi que des marchepieds et des passages de roues traités en noir, ce qui génère une allure de SUV. Tant à l'avant qu'à l'arrière la carrosserie déborde volontairement de manière à assurer une protection au soubassement.
En revanche, avec sa ligne de ceinture vitrée au dessin pointu semblable à une visière et sa ligne de toit s'écoulant en pente douce, la partie supérieure s'affirme davantage comme celle d'une voiture de sport. L'allure de coupé est encore renforcée par le pare-brise fortement incliné et les poignées de portières intégrées à la carrosserie.
Des phares comme ceux d'une voiture de rallye classique et des feux arrière semblables à ceux de la 370Z.
Les phares avant mettent particulièrement en valeur l'aspect sportif de la Juke. La partie supérieure étirée abrite les feux de position et les clignotants tandis que les feux code et route sont regroupés dans des unités qui rappellent les voitures de rallyes des années 1960 et 70. L'air de famille Nissan est surtout évident au niveau de la poupe. Les groupes optiques en forme de boomerang font référence à ceux de la 370Z. Toutefois aucun de ces éléments n'a été purement copié, mais la Juke a fait l'objet d'une démarche stylistique originale, un brin rebelle.
Il en résulte un mélange de différents thèmes qui possèdent un ADN Nissan incontestable. La Juke a certes une plateforme robuste, mais sa carrosserie comprend aussi des lignes à la fois sensuelles et complexes, si bien qu'elle donne davantage l'impression d'être une deux portes qu'une quatre portes.
Un intérieur conçu sous le parrainage des motos
L'intérieur prolonge le thème de la voiture de sport. L'habitacle fondamentalement orienté vers le conducteur comporte une console centrale dont la forme s'inspire de celle du réservoir d'une moto. La finition haute brillance de ladite console accentue le plaisir à bord. Installé sur la partie avancée, le levier de changement de vitesse autorise des passages de rapports souples tandis que la forme de la console proprement dite a été définie de manière a soutenir le genou du conducteur dans les virages pris à vive allure.
L'amour du détail transparaît partout dans l'habitacle qui fait appel à des applications chromées et des matériaux de la plus haute valeur pour l'aménagement. En fonction de la couleur extérieure, l'habitacle est traité en rouge ou gris métallisé. Des sièges garnis de tissu et de cuir avec des accents gris ou de couleur rouge soulignent le caractère sportif.
Contrairement à l'étude Qazana qui comportait quatre places, la Juke est une véritable cinq places. En dépit de ses dimensions extérieures compactes elle dispose d'une place intérieure très généreuse. L'espace aux genoux et la garde au pavillon sont suffisamment importants pour que même des personnes de grande taille se sentent à l'aise.
Le coffre absorbe facilement un sac de golf ou une grande valise. De plus, en un tournemain les dossiers de la banquette arrière peuvent être rabattus de manière à obtenir un volume de charge surdimensionné avec un plancher parfaitement plat. Ainsi, avec l'espace utile aménagé sous le plancher (uniquement sur les versions 4x2), le volume utile passe de 251 à 550 litres (4x4 : 506 litres, selon normes VDA). Et en prenant en considération le volume de la soute jusqu'au niveau du toit, la capacité atteint même 830 litres (4x4 : 786 litres).
Une base moderne : la plateforme « B » issue de l'Alliance Renault/Nissan.
La Juke a un empattement de 2.530 millimètres et prend pour base la plateforme « B » élaborée en commun par l'Alliance Renault/Nissan. Toutes les versions à traction avant comportent une suspension à roues indépendantes avec jambes élastiques McPherson. Sur les versions 4x2 on trouve un bras de liaison qui, sur les exécutions à traction intégrale cède sa place à un guidage multibras dérivé de celui qui équipe le QASHQAI.
Caractéristique majeure dans la catégorie où elle se positionne : avec la motorisation de 140 kW/190 ch, la Nissan Juke est également disponible en traction intégrale. Ce système dérive du dispositif ALL-MODE-4x4-i qui équipe aussi d'autres modèles de la gamme Nissan. Toutefois, pour la circonstance, il a été complété par une fonction « Torque-Vectoring ».
Cela signifie que la force n'est pas seulement répartie entre les trains avant et arrière, mais également entre les deux roues arrière jusqu'à 50:50. L'objectif consiste à transférer à la roue extérieure davantage de couple qu'à la roue intérieure afin d'éviter le sous-virage du véhicule (tendance de l'avant à s'échapper vers l'extérieur d'un virage).
Afin que sur les versions haut de gamme il soit possible de monter des jantes de 17 pouces et des pneus ayant les dimensions 215/55 R17, les voies avant et arrière ont été portées à 1.525 millimètres. De ce fait la Juke est le modèle le plus large qui utilise la plateforme B issue de l'Alliance
Trois puissantes motorisations au choix
En Europe, la Juke est proposée avec trois motorisations différentes, à savoir un turbodiesel de 1,5 litre et deux groupes à essence de 1.6 litre chacun. Toutes trois sont conformes aux normes de dépollution Euro 5. Le moteur le plus puissant est un quatre cylindres turbo à essence alimenté par injection directe. Ce moteur - appelé MR16 DIG-T à l'interne - qui développe 140 kW/190 ch avec un couple maxi de 240 Nm est l'un des plus puissants de sa catégorie.
Optimisé de manière à réduire les forces de friction ainsi que le poids, ce moteur 16 soupapes fait appel à l'injection directe pour obtenir une puissance accrue tout en réduisant la consommation et les émissions de CO2. Grâce à la suralimentation par turbo et un système de refroidissement de l'air de suralimentation, le DIG-T est l'un des moteurs les plus puissants de sa classe de cylindrée tandis que la distribution variable pour les soupapes d'admission et d'échappement (Twin VTC) assure une force d'une grande constance dès les régimes inférieurs. Le recoupement des temps d'ouverture des soupapes autorise un recyclage des gaz d'échappement.
Une diminution appréciable des forces de friction a été obtenue en traitant les poussoirs des soupapes de manière à obtenir une dureté semblable à celle d'un diamant (DLC-Diamond Like Carbon) et en soumettant les arbres à cames à un polissage spéculaire. Il en résulte un moteur dont les caractéristiques s'apparentent à celles d'un groupe atmosphérique d'une cylindrée de 2,5 litres mais dont les émissions et la consommation (6,9/7,4 l/10 km) sont semblables à celle d'un moteur atmosphérique sensiblement plus petit.
Dans le deuxième cas - également un moteur à essence de 1.6 litre mais atmosphérique celui-là, et non plus suralimenté - il s'agit aussi d'un nouveau venu dans la famille des moteurs HR. Les modifications apportées par Nissan ont porté sur un collecteur d'admission torsadé plus grand, une double distribution variable (Twin-VTC) et un nouveau catalyseur avec une structure cellulaire hexagonale. Ce moteur a lui aussi bénéficié de poussoirs traités au DCL ainsi que de nouveaux pistons à la tête modifiée comportant un refroidissement intégré de l'huile.
Deux injecteurs par cylindre pour une nébulisation plus fine
La modification technique la plus significative est constituée par l'adoption, pour la première fois au monde, de deux injecteurs par cylindre. Ces unités plus petites nébulisent plus finement le carburant injecté ce qui entraîne une combustion plus achevée.
Ces modifications améliorent sensiblement la puissance, le couple et les valeurs de consommation. La puissance de 86 kW/117 ch correspond à une progression de 6 pour-cent par rapport à la version précédente. Quant au couple maxi, il a augmenté de 5,6 pour-cent pour atteindre 158 Nm. Très léger, avec des forces de frictions réduites, ce quatre cylindres au nom de code HD16DE se contente d'une consommation moyenne de 6,3 l/100 km /145, respectivement 147 g/km de CO2 avec la boîte manuelle, respectivement la transmission CVT).
Diesel de 1,5 litre, pression d'injection de 1600 bars
Alimenté par injection directe common rail, le turbodiesel 1,5 dCi développe 81 kW/110 ch. Davantage encore que sa puissance, c'est le couple de 240 Nm qui donne le ton. Grâce à sa grande élasticité, il contribue à l'agrément de conduite tout en atteignant des données de consommation et d'émissions avantageuses (4,8 l/100 km, respectivement 124 g/km de CO2).
Dans son évolution la plus récente ce turbodiesel a encore gagné en efficience grâce à l'adoption d'une nouvelle unité de commande sur le conduit de retour d'alimentation. Simultanément, la pression d'injection a été portée à 1.600 bars tandis que des bougies d'allumage plus performantes améliorent le démarrage à froid. En ce qui concerne les mesures de dépollution, mis à part un filtre à particules (FAP) - comprenant un cinquième injecteur pour la régénération - on trouve un dispositif de recirculation des gaz d'échappement (EGR) avec refroidissement intégré situé à proximité directe du turbo.
Une large palette de boîtes manuelles et de transmissions automatiques CVT
La version traction avant avec moteur à essence suralimenté est associée à une boîte manuelle à six rapports. La variante 1.6 turbo à traction intégrale reçoit de série la boîte automatique à variation continue XTRONIC-CVT-M6. Celle-ci comprend cependant aussi six rapports programmés fixes, ce qui permet d'effectuer une sélection manuelle.
Le moteur atmosphérique de 1,6 litre reçoit d'usine une boîte manuelle à cinq vitesses, mais la transmission évolue à variation continue XTRONIC-CVT est également disponible. A l'intention de la Juke 1.5 dCi Nissan a prévu une boîte manuelle à six rapports.
Si les boîtes de vitesses manuelles destinées à la Juke sont des déclinaisons de celles qui équipent les modèles de la famille du Qashqai, en revanche les transmissions à variation continue XTRONIC-CVT ont singulièrement évolué en termes de poids, dimensions, puissance et consommation.
Transmission CVT plus légère et plus compacte
La boîte CVT destinée au moteur essence atmosphérique de 1.6 litre a perdu dix pour-cent de sa longueur et 13 pour-cent en termes de poids ; dans la foulée, les frictions internes ont été réduites de 30 pour-cent. Cette nouvelle boîte automatique est la première au monde à variation continue qui reçoit un train planétaire complémentaire. Elle offre ainsi un spectre de démultiplication (7,3:1) bien plus large que les précédentes boîtes CVT de Nissan. Des poulies plus compactes et plus légères, un amortisseur plus souple pour l'embrayage de prise directe et une pompe à huile offrant un meilleur rendement contribuent à l'économie d'usage.
Dès le niveau de finition Visia, la Juke bénéficie d'un programme de sécurité complet avec notamment six airbags et le correcteur de trajectoire ESP. A quoi s'ajoutent une climatisation manuelle et un combiné radio/CD avec interface AUX relié à quatre haut-parleurs.
NISSAN Dynamic Control System de série dès le niveau Acenta
Le nouveau terminal d'information et de contrôle (NISSAN Dynamic Control System) est indépendant de la motorisation et livrable en option à partir du niveau de finition Acenta. Par l'entremise de la console centrale le conducteur peut modifier des paramètres relatifs au comportement dynamique ou changer les réglages de la climatisation. Un régulateur de vitesse avec limiteur, une installation mains libre Bluetooth, une prise USB, une climatisation automatique et des antibrouillards font également partie de l'équipement de la Juke Acenta.
Pour sa part, la version haut de gamme Juke Tekna reçoit en sus l'accès et le démarrage sans clé « Intelligent Key », une caméra de recul, des rétroviseurs extérieurs à commande électrique, le système de navigation et multimédia Nissan Connect, ainsi qu'un éclairage automatique et des essuie-glaces gérés à l'aide d'un capteur.
Production dans deux sites
La Juke est produite sur deux sites industriels. Les variantes traction avant proviennent de l'usine britannique de Sunderland (où sont également fabriquées les modèles QASHQAI et NOTE), tandis que les modèles à traction intégrale sont produites dans l'usine japonaise Nissan à Oppama.
LA JUKE EN UN COUP D'ŒIL
Décembre 2012